09 juin 2024

Jour 23
Dimanche 2 juin

La météo commence à prendre une place importante dans ce voyage. Ce matin, au réveil, crachin, pluie et brume…. Eh oui, encore!

Après analyse des prévisions météorologiques, (pluie annoncée pour toute la semaine dans l’est et amélioration dans l’ouest), nous décidons de revenir dans l’ouest avec la possibilité de remonter vers St. Anthony où sont les icebergs et les caribous. Bien entendu, en se croisant les doigts pour que ces prévisions tiennent.

Donc, beaucoup de route aujourd’hui (560 km), la plupart du temps dans la brume et la pluie….

Dodo à Deer Lake après un excellent souper au restaurant.

Jour 24

Lundi 3 juin

Que fait-on dès le réveil? On consulte la météo bien entendu. Et là, catastrophe, les prévisions dans l’ouest sont maintenant presqu’identiques à celles de l’est.

Après mûre mais brève réflexion, nous décidons de devancer notre sortie de Terre-Neuve à demain.
Au moins on peut se dire que les objectifs du voyage ont été atteints: j’ai plein de photos d’icebergs, de caribous et de macareux. Peut-être aurais-je pu améliorer cette banque, mais les conditions étant ce qu’elles sont, je vais me contenter de ce que j’ai déjà.

Il nous reste maintenant à décider ce que nous ferons une fois sur le continent.

Avant cette dernière nuit à Terre-Neuve, je vais me promener sur le sentier « Christopher’s Path ». Un sentier facile que je débute avec une belle lumière mais que je termine dans la brume. C’est aussi ça Terre-Neuve. 

Très beau sentier, dans une belle lumière.

Le même sentier, une heure plus tard....

Jour 25

Mardi 4 juin

Journée de traversée. 

Vue du bateau de Channel-Port-aux-Basques
Avec son phare.

Sur le bateau, nous avons une longue jasette avec un couple charmant de Madelinots. Cela a été l’occasion de partager nos nombreuses expériences de voyage aux Îles-de-la-Madeleine.

Demain nous nous dirigerons vers la partie acadienne de la Nouvelle-Écosse. La météo s’y annonce plus clémente.


Jour 26

Mercredi 5 juin

Peu à dire sur cette journée qui en est une de déplacement.

Comme d’habitude, nous quittons le Canso Causeway en Nouvelle-Écosse dans la brume…. Et nous nous félicitons donc de notre décision. Nous roulons alors jusqu’à Moncton au Nouveau-Brunswick et nous nous installons au Parc du Centenaire.

C’est un très beau parc, superbement aménagé et très grand. Et, en plus, il fait beau soleil et 22 beaux degrés. Nous ne pouvons malheureusement pas y rester pour la nuit et nous nous rabattons sur le Walmart.


Jour 27
Jeudi 6 juin

Journée entière de farniente dans le Parc du Centenaire. Au soleil et à la chaleur.

J’explore le parc alors que Michèle lit toute la journée à l’extérieur du Safari pour la première fois du voyage.

Une petite partie du Parc du Centenaire
Un très beau parc.

Jours 28 et 29
Vendredi 7 et samedi 8 juin

C’est le départ pour Laval, un trajet d'environ 1000 km avec un arrêt pour la nuit au quai de Cabano.

 

LE BILAN

Voilà, notre voyage est maintenant terminé.

Voici le bilan de nos rencontres, cette fois avec la faune de Terre-Neuve:
18 orignaux
11 caribous
5 renards
1 pygargue
9 canards
et plein de macareux

Vous aurez certainement compris que nous avons fait un voyage avec une thématique particulière qui se reflète bien dans le titre de ce blog. Comme il s’agissait de notre quatrième voyage à Terre-Neuve, la partie « visite touristique habituelle » a occupé une portion congrue et a cédé la place à la recherche intensive des icebergs, des caribous et des macareux.

Au total, nous avons parcouru 7655 km dont 5563 sur l’Île à leur recherche, pris plus de 4000 photos, dormi toutes les nuits en autonomie et conservé un « per diem » de 123$ dont la majeure partie était de l’essence.

Terre-Neuve est une destination unique et exceptionnelle. Nous adorons ses paysages rugueux qui contrastent tellement avec la chaleur des Terre-Neuviens. Et malgré sa météo capricieuse, particulièrement au printemps, c’est une destination de choix.

Le paysage rugueux de Terre-Neuve

Merci à vous toutes et à vous tous qui nous avez suivis; merci pour vos commentaires qui nous ont stimulé.

Et un très gros merci à Michèle, mon amoureuse, pour sa patience à mon égard, pour sa résilience dans le froid, le crachin et la pluie et sa tolérance à mes nombreuses demandes de déplacement toujours à la recherche de LA photo!

Au plaisir de vous revoir lors d’un prochain voyage.

Jacques





02 juin 2024


 Jour 19
Mercredi 29 mai

Bon, le gros iceberg a décidé de nous bouder. Alors on quitte Baie Verte. Mais pour aller où? On remonte vers le nord à la recherche d’icebergs ou on se dirige vers l’est à la recherche de macareux.

C’est cette dernière option qui l’emporte et on prend la direction d’Elliston, là où se trouve une grande colonie de macareux.

Dès le départ de Baie Verte, une voiture nous fait un appel de phare. Je ralentis et, à notre droite, on voit notre 18e orignal. Cette fois, on arrête pour lui tirer le portrait.

Ce n'est vraiment pas la meilleure photo d'orignal que j'ai faite, mais elle a le mérite de corroborer mon propos.

Cela a été à peu près le seul événement un ti-peu excitant de cette longue route plutôt ennuyante.

Nous arrêtons à la caserne de pompier de Grand Falls-Windsor pour faire le plein d’eau et saluer le chef de la caserne, Vince McKenzie qui se souvenait de nous! Il nous avait dépanné en remplissant notre réservoir d’eau de la même façon en 2019. À cette époque, il avait même fait monter Michèle dans un « beau camion de pompier » tout rouge. Beau souvenir.

Nous nous arrêtons finalement pour la nuit au Walmart de Clarenville.  Nous sommes les seuls!

Jour 20
Jeudi 30 mai

Aujourd’hui, après un passage à la buanderie de Clarenville, nous nous dirigeons vers Elliston sous un beau soleil et avec une toute première température agréable pour Michèle.

J’effectue une première session de photos en après-midi. Les macareux se font plutôt discrets et semblent préparer leur nid; ils sortent peu en mer. Par ailleurs, certains célibataires semblent se chercher une compagne.

Malgré tout, j’ai tellement pris de photos que ça fait peur. J’espère pouvoir en retenir quelques-unes après un travail monstre d’élagage!

Je retourne au site après le souper afin de bénéficier d’une meilleure lumière. Mais, échaudé par la séance de cet après-midi, j’ai modéré mes transports et actionné le déclencheur de la caméra avec parcimonie….

Voici donc en photo le résultat de cette journée: 




Dans la lumière du soir.





Un beau petit couple

Il y avait également un couple de guillemot.

 

Une chicane de couple peut-être?



À Elliston, les macareux sont partout...

Jour 21
Vendredi 31 mai

Ce matin, 7h30, troisième visite au site de la colonie de macareux d’Elliston.

Nouvelles photos, mais après une heure, la brume envahit le site et il n’y a plus beaucoup de photos à faire.

La brume est rentrée très rapidement.

 

Elliston est la "capitale mondiale" des caveaux à légumes.
 

Nous nous déplaçons alors vers Bonavista et, après une courte visite, nous nous installons au parc du phare du Cap Bonavista. La température de Terre-Neuve nous rattrape: crachin, pluie et froid. Mais bon, on a ce qu’il faut….

Il y a également ici, une colonie de macareux établie sur une île tout près du phare; je me promets bien d’y aller demain si la météo le veut bien.

En prime j’ai découvert, grâce à des photographes qui s’étaient installés tout près du parc, une tanière de renards. J’ai pris quelques photos en vitesse des quatre renardeaux. Je me promets bien également, si la météo le veut bien, y passer un certain temps demain.




 

Jour 22
Samedi 1 juin

Ce matin je suis près de la tanière à 7h30 et j’espère….. Pas de renardeaux en vue; ils restent bien à l’abri dans leur tanière.

Puis, soudainement je vois la mère qui circule tout autour et je réussis quelques clichés. Comme prix de consolation, ce n’est pas si pire.




 

Après le déjeuner on s’installe en vue de la tanière, bien au chaud dans le Safari. Et l’attente commence… et dure, et dure et dure!  Après 2 heures nous décidons de chercher des caribous à Tickel (à 1 heure d’ici) où, nous a-t-on dit, il y aurait une petite harde.


Aucun succès! Exception faite de ce canard dont j’ignore le nom mais mon ami Luc va certainement me dépanner sur ce coup.

Il s'agit d'un Harle huppé. Merci Luc!

Nous revenons au phare de Bonavista et nous nous installons à nouveau, au chaud, face à la tanière des renards. Toujours à l’affût, nous soupons à cet endroit et, à 20 heures, toujours sans avoir vu les renardeaux, nous descendons nous installer pour la nuit.

Bilan de la journée: la maman renard, un canard et aucun caribou après 6h30 d’attente infructueuse et 130 km de route.

Meilleure chance demain!

Petite anecdote pour l’histoire:
avec toute la pluie, tout le crachin et tout le vent que nous avons eus aujourd’hui, si j’étais un renard, je resterais tapi bien au sec dans le fond de ma tanière. Tant pis pour les photographes!










30 mai 2024

 Jour 16
Dimanche 26 mai

Un arrêt dans le parc Du Gros Morne.

Lors de notre dernière visite à Terre-Neuve, nous avions fait l’impasse sur le parc du Gros Morne. Cette fois nous décidons d’arrêter au secteur de Trout River, question de revoir les Tablelands. Il s’agit de cette formation rocheuse exceptionnelle constituée de roches orangées provenant du manteau de la Terre. C’est d’ailleurs cette particularité qui a valu au parc du Gros Morne de figurer sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. 

La roche caractéristique des Tablelands.

Une des montagnes des Tablelands.

Le village de Trout River.

En prime, nous y avons vu un caribou, quoiqu’il était trop loin pour figurer dans ce blog.

De là, nous nous sommes dirigés vers Westport où un iceberg intéressant a été signalé. Et, effectivement ce fut le cas. Puisque nous étions installés juste en face du bloc de glace, nous avons eu droit à un coucher de soleil sur cet iceberg, ce qui a donné quelques clichés intéressants.

Notre installation à Westport!

L'iceberg de Westport, en face du Safari Condo.

Il a tourné sur lui-même.

Autre configuration.

 De quoi finir cette journée en beauté avec le coucher du soleil.


Petite anecdote pour l’histoire:   une dame fort gentille (Julia) a permis à Michèle d’utiliser sa connexion personnelle d’internet et son mot de passe pour lui permettre de transmettre des courriels. Quant on vous disait qu’ils étaient accueillants les Terre-Neuviens.

Jour 17
Lundi 27 mai

Au réveil, nous avons droit à un iceberg qui avait changé de dimension et de forme et qui s’était transformé en «condo à goélands ».  Et, belle surprise, un beau ciel bleu!

Un grand condo à goélands

Ou encore une pente de ski pour goélands?

Magnifique dans le ciel bleu!

 

Nous quittons Westport pour Baie Verte où un gros iceberg a été aperçu. Nous sommes encore ici dans le « French Shore », d’où le nom de Baie Verte. C’est notre deuxième passage dans cette région et nous espérons que cette fois-ci sera la bonne. Et ce fut la bonne!

À notre arrivée, nous sommes un peu déçus de ne voir qu’un petit iceberg, jusqu’à ce qu’une gentille personne attire notre attention sur un très gros au loin!

Le petit...
Et le gros, très loin!

Suite au conseil d’un «local» qui nous avait pris pour des touristes, (je me demande bien pourquoi) nous nous dirigeons à la marina et demandons à un marin qui rentrait au quai s’il accepterait de m’amener à ce gros iceberg environ 7 km plus loin. Sans aucune hésitation, Jérôme (puisque c’est son nom) accepte de m’y conduire. Le fait qu'on ait le même âge a peut-être aidé :-); on se donne rendez-vous dans une heure, le temps pour lui d’aller dîner et pour moi de préparer mon matériel.

Voici le résultat de cette excursion. Et cela se passe de commentaires!








 Quelle belle rencontre avec ce Terre-Neuvien très représentatif de ce que nous avons appris à découvrir des « Newfies »: des gens  accueillants, toujours prêts à dépanner et à aider. À chaque fois que nous demandions si nous pouvions nous installer à un endroit pour la nuit, invariablement la réponse était: «No problem, nobody will bother you » . Alors, on s'installait. Résultat net, nous avons, jusqu'à présent, toujours été installés en autonomes.

 Par la suite, nous nous dirigeons vers Coachman’s Cove (à 17km) pour y photographier 2 autres icebergs avant de revenir s’installer au quai de Baie Verte pour la nuit.

Les deux icebergs de Coachman's Cove.

Et le gros de Baie Verte dans la lumière du soir.

 Petite mise au point: 

peut-être trouvez vous que je fais une fixation sur les icebergs (ce qui serait parfaitement compréhensible), mais je vous rappelle simplement le titre de ce blog: À la recherche des icebergs, des caribous et des macareux. Alors, bien sûr, je parle et je montre beaucoup d’icebergs…. En espérant que vous aimiez.


Jour 18
Mardi 28 mai

Le beau temps continue…. Soleil et pas froid!

Et pour nous, une journée très relaxe: pas de kilométrage, on reste à Baie Verte.

Cette journée se démarque toutefois par la rencontre de deux Québécois qui demeurent à Baie Verte et que nous rencontrons à l’épicerie du coin.

À l’entrée, un jeune policier de la GRC originaire de Québec qui est affecté dans cette région pour 4 ans. C’est la première fois depuis son affectation en décembre 2022 qu’il parlait français. Longue conversation sur la vie ici.

À l’intérieur de l’épicerie, une dame également de Québec qui était agent correctionnel, nous aborde après nous avoir entendu parler français. Actuellement à la retraite, elle a ouvert un B&B pour accueillir les touristes. Pourquoi ici? « Qui prend mari prend pays » nous répond-elle….

Finalement, comme c’est une journée relaxe, on arrête au Robin’s (leur Tim Horton) pour un petite collation. Et, journée du Québec oblige, on y fait la rencontre de deux touristes Québécois qui viennent de Gallix sur la Côte Nord. Ils voyagent en Safari Condo, mais de façon beaucoup plus rapide que nous….

De retour demain sur les routes à la poursuite de nos objectifs!

Petite anecdote pour l’histoire:

Quant on vous dit que des icebergs ça se déplace….
Le gros iceberg que je suis allé photographier avec Jérôme hier et dont on espérait qu’il entre dans le fond de la baie, vers notre boondocking sur le quai, est plutôt sorti complètement de la baie, poussé par les vents. Peut-être sera-il de retour demain matin.

À suivre....


Jour 23 Dimanche 2 juin La météo commence à prendre une place importante dans ce voyage. Ce matin, au réveil, crachin, pluie et brume…. Eh o...